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Comment aider sa copine pendant ses règles : 12 gestes

Comment aider sa copine pendant ses règles : ce qu'elle peut vivre, les gestes qui aident vraiment, les phrases à éviter et quand l'encourager à consulter.

Comment aider sa copine pendant ses règles ? L'essentiel

Pour aider votre copine pendant ses règles : demandez-lui ce dont elle a besoin, allégez son quotidien (repas, tâches, courses), proposez du confort (bouillotte, plaid, repos), respectez son rythme et son envie d'espace ou de présence, et ne réduisez jamais ce qu'elle ressent à « ses règles ». Ce sont des gestes simples, mais faits sans attendre qu'elle les demande, ils changent beaucoup de choses.

Ce guide s'adresse à vous, partenaire, qui voulez bien faire sans toujours savoir comment. Il vaut quel que soit votre genre ; on dit « votre copine » pour faire simple.

Comprendre ce qu'elle peut vivre

Les règles ne se résument pas à « saigner quelques jours ». Selon les personnes et les mois, elles peuvent s'accompagner de :

  • Douleurs dans le bas du ventre, le dos ou les cuisses, parfois fortes. L'Assurance Maladie rappelle que les règles douloureuses (dysménorrhée) sont très fréquentes.
  • Fatigue, liée à la douleur, au sommeil perturbé et parfois à un manque de fer quand les règles sont abondantes.
  • Inconfort : ballonnements, maux de tête, nausées, peur des fuites, besoin de se changer souvent.
  • Émotions plus à fleur de peau, surtout dans les jours qui précèdent (le SPM), qui s'apaisent généralement quand les règles commencent.

12 gestes concrets qui aident vraiment

  1. Demandez, simplement. « Tu as besoin de quelque chose ? Plutôt du calme ou de la compagnie ? » Une seule question vaut mieux que dix suppositions.
  2. Préparez une bouillotte ou une source de chaleur pour le ventre ou le bas du dos : c'est l'un des moyens de soulagement les plus cités.
  3. Prenez des tâches en charge sans qu'elle ait à le demander : vaisselle, courses, linge, sortir le chien.
  4. Faites un repas qu'elle aime, ou commandez-le. Un plat chaud et réconfortant fait souvent plaisir.
  5. Allez acheter des protections si elle en manque, sans gêne. Demandez-lui la marque et le format, ou envoyez-lui une photo du rayon.
  6. Gardez des antidouleurs à portée si elle en prend habituellement — mais c'est elle qui décide quoi prendre.
  7. Allégez l'agenda : proposez de décaler une sortie, un repas de famille ou une activité fatigante.
  8. Proposez un moment doux : un film, un plaid, une tisane, un massage du dos si elle en a envie.
  9. Acceptez qu'elle ait besoin d'espace : ce n'est pas un rejet.
  10. Écoutez sans chercher à résoudre si elle a besoin de dire qu'elle a mal ou qu'elle est épuisée.
  11. Soyez à l'aise avec le sujet : parler des règles naturellement, sans blague ni dégoût, l'aide à ne pas se sentir gênée.
  12. Retenez ce qui a marché pour la prochaine fois. Le meilleur soutien, c'est celui qu'elle n'a pas à réexpliquer chaque mois.

Les phrases à éviter (et quoi dire à la place)

Ce qui blesse, ce qui aide
À éviterPourquoiPlutôt dire
« T'as tes règles ou quoi ? »Invalide son ressenti et la renvoie à ses hormones.« Je sens que ça ne va pas, tu veux en parler ? »
« Ça peut pas faire si mal. »Minimise une douleur que vous ne ressentez pas.« Tu as l'air d'avoir mal, je peux faire quoi ? »
« C'est dégoûtant. »Fait honte à quelque chose de normal.Rien : parler des règles comme d'un sujet ordinaire.
« Prends un cachet et ça ira. »Ressemble à une façon de clore le sujet.« Tu veux que je t'apporte quelque chose ? »
« Encore ? »Fait sentir qu'elle est un poids.« Repose-toi, je m'occupe du reste ce soir. »

Et l'intimité pendant les règles ?

Certaines femmes n'ont aucune envie pendant leurs règles, d'autres ont plus de désir que d'habitude : les deux sont normaux. La règle est la même que d'habitude : c'est elle qui décide, sans pression ni insistance. Si vous en avez envie tous les deux, il n'y a pas de contre-indication médicale ; une grossesse reste possible et le préservatif reste la protection contre les IST. Et n'oubliez pas que la tendresse sans rapport compte aussi beaucoup. Pour comprendre comment le désir peut varier au fil du cycle, lisez notre article libido et cycle menstruel.

Quand l'encourager à consulter

Une idée reçue tenace veut que « c'est normal d'avoir mal pendant ses règles ». Une gêne modérée est fréquente ; une douleur qui empêche d'aller en cours ou au travail, qui ne passe pas avec les antidouleurs habituels ou qui s'aggrave avec le temps ne l'est pas. L'Inserm rappelle que l'endométriose touche environ une femme sur dix en âge d'avoir des enfants, et qu'elle met souvent des années à être diagnostiquée. Vous pouvez l'encourager, avec douceur, à consulter si :

  • ses douleurs l'obligent régulièrement à s'arrêter ou ne cèdent pas aux antalgiques ;
  • elle a mal pendant les rapports, en urinant ou en allant à la selle pendant ses règles ;
  • ses règles sont très abondantes (protection pleine en une à deux heures, caillots, plus de 7 jours) ou elle est très fatiguée ;
  • ses règles ou son humeur ont beaucoup changé récemment.

En urgence

Si elle a une douleur très intense et brutale, de la fièvre, un saignement très abondant avec malaise ou pâleur, ou une douleur au ventre alors qu'une grossesse est possible, n'attendez pas : en France, appelez le 15 ou le 112.

Anticiper plutôt que réagir

Le rôle du partenaire n'est pas anecdotique : dans un essai randomisé australien sur les troubles prémenstruels, les femmes qui suivaient une thérapie en couple rapportaient davantage de compréhension de la part de leur partenaire et une meilleure relation, en plus de la baisse de leurs symptômes. Le soutien le plus confortable pour elle, c'est celui qui arrive avant qu'elle ait à le demander. Ça suppose de savoir à peu près où elle en est dans son cycle — si elle a envie de le partager. Le plus simple reste d'en parler. Certains couples utilisent aussi une application : avec Luteal, elle peut vous inviter dans son espace, et vous voyez alors sa phase du jour, son humeur et des idées concrètes pour la soutenir. C'est elle qui décide de ce qu'elle partage, et elle peut arrêter quand elle veut. Il y a même de petits jeux à deux pour en parler sans que ça devienne un sujet lourd.

Pour aller plus loin : partager son cycle avec son partenaire, et notre guide pour réagir quand votre copine a son SPM.

Questions fréquentes

Proposez-lui une bouillotte sur le ventre ou le bas du dos, un endroit confortable pour se reposer, quelque chose de chaud à boire, et occupez-vous des tâches du moment. Demandez-lui ce qui l'aide habituellement. Si la douleur l'empêche régulièrement de vivre normalement, encouragez-la à consulter.

Ne mettez pas son humeur sur le compte de ses règles devant elle. Demandez-lui si quelque chose ne va pas, écoutez sans vous défendre, proposez votre aide ou de l'espace selon ce qu'elle préfère. Ses émotions sont réelles, même si la fatigue et la douleur peuvent les amplifier.

Pas besoin de cadeau : un repas qu'elle aime, son en-cas préféré, une soirée calme ou des tâches prises en charge font souvent plus plaisir. L'important est que ça corresponde à ce qu'elle aime, pas à un cliché.

Le plus simple est d'en parler avec elle, si elle a envie de partager cette information. Certaines applications de suivi, comme Luteal, permettent à l'utilisatrice d'inviter son partenaire pour lui montrer sa phase du jour : c'est toujours elle qui choisit de partager, et elle peut retirer l'accès à tout moment.

Sources et références

  1. Assurance Maladie. Règles douloureuses — ameli.fr
  2. NHS. Period pain — nhs.uk
  3. Inserm. Endométriose — inserm.fr
  4. NHS. Heavy periods — nhs.uk
  5. Ussher JM, Perz J. Evaluation of the relative efficacy of a couple cognitive-behaviour therapy (CBT) for Premenstrual Disorders (PMDs), in comparison to one-to-one CBT and a wait list control: A randomized controlled trial — PLoS One (2017)

Cet article s'appuie sur des publications scientifiques et des organismes de santé reconnus. Il a une vocation informative et ne remplace pas un avis médical.

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